L'Histoire du Hung Gar

Le Hung Gar

Historiquement, le sud de la Chine fût dominé par cinq styles de Kung Fu: Hung, Lau, Choy, Lay et Mok. Hung Gar étant le plus répandu et populaire de ces derniers. Gar signifie clan ou famille en cantonais, et en tenant compte que Hung est le nom de famille de la légende. Maître Jee See fût le moine du temple Shaolin de Fujian, qui enseigna à Hung le style du tigre de Shaolin. Hung, un homme curieux de nature, a toujours cherché à améliorer ses compétences. Il ajouta au style du tigre des éléments venant de son épouse, sachant qu’elle pratiquait le système de la grue blanche, puis il ajouta les mouvements des formes du dragon, du serpent et du léopard ainsi que des techniques de poing des cinq éléments. Il modifia et élargi son style du tigre afin de développer un meilleur équilibre dans l’application de la longue et courte porté au combat, un système qui reflète mieux le caractère et les compétences propres du Hung Gar.

 

La base du Hung Gar est capturée dans son homonyme. «Hung» signifie la tête haute avec intégrité». Les convictions du Hung Gar soulignent l’honnêteté, la franchise, la force de volonté et la droiture. Hung Gar est également incarné en une seule phrase: «Les pieds du Nord, les poings du Sud». En fait, Hung Hei Goon, (le fondateur du système Hung Gar) développa une réputation d’être un combattant de grand talent et il était reconnu comme étant le «Le poing du sud».

Le sud de la Chine est une terre humide avec de grands cours d’eau et une agriculture en abondance. Le transport et le commerce sont centrés sur ces cours d’eau et sa population est supérieure à celle du nord de la Chine, et par ce fait, les villes sont beaucoup plus encombrées. Le style Hung Gar s’adapte très bien au combat à courts portés. La pratique du Hung Gar met l’accent sur de solides blocages, communément appeler les bloques de fer, des coups de pieds fouetter bas, l’ambidextérité, des techniques de mains trompeuses, ainsi que la puissance, tous orientée pour les techniques de courtes portées. Les positions fortes et basses confirment bien les rencontres sur des péniches et des radeaux, tandis que les coups de pieds fouettés bas sont bien adaptés à un sol humide et glissant. Les techniques du Hung Gar soulignent l’ambidextre, et souvent des techniques simultanées de blocages et d’attaques sont l’utilisée. Les manœuvres de blocage du Hung Gar sont bien connues et très redoutées. Les opposants pensent souvent à deux fois avant de contester un pratiquant du Hung Gar, car si un bloc peut engourdir un membre à celui de l’attaquant, combien plus douloureux, pourrait être la frappe? L’entraînement est pénible et très exigeant et s’adapte bien à l’étudiant qui est physiquement solide et compact, une bonne masse musculaire et qui possède une grande endurance. La légende du Hung Gar est représentée par un étudiant se trouvent dans la position du cheval (Sepima) dont la durée de temps est équivalente a un bâton d’encens brûlé complètement, qui peut duré d’une à trois heures.

 

Le Hung Gar est un style représentatif de la boxe du sud de la Chine. Elle se caractérise par ces postures puissantes notamment la posture du cavalier (Sei Ping Ma), ainsi que les griffes du tigre et les ailes de la grue, les coups de pied ne dépassant généralement pas la ceinture (hauteur moyenne), les techniques de mains sont facilement privilégiées par l’usage de poings, piques, griffes paume et le tranchant, correspondant au technique des cinq animaux c’est-à-dire; poings pour le léopard, piques pour le serpent, griffes pour le tigre, paumes pour le dragon et tranchant pour la grue.

Parmi les techniques les plus utilisées nous trouvons les griffes du tigre (Fu Jao), les griffes du tigre noir (Hei Fu Jao) le bec de la grue (Hok Jui), les ailes de la grue (Hok Yik), et le cou du cygne ou la tête de la grue (Hok Ding). Un aspect qui caractérise le Hung Gar c’est la théorie des douze ponts (Sap yi kiu sau faat), se sont douze principes de contact des avant-bras avec l’adversaire, transmis à partir des douze mots clefs et qui sont issu de la forme Tid Sien Kien (le pont de fer), pour permettre de comprendre les principes de combats du Hung Gar. Ce ne sont pas des techniques proprement dites, mais des principes de la boxe.

 

L’essence du Hung Gar peut être trouvée dans son nom. «Hung» veut dire «se tenir grand avec intégrité». Les disciples du Hung Gar se soumettent à une contrainte d’honnêteté de droiture et de respect. «Gar» veut dire famille. Le Hung Gar est bien connu sous le nom «le style du Tigre et de la Grue». Bien que le style reprenne des postures imitant les cinq animaux classiques du Shaolin, c’est-à-dire; le dragon, le tigre, la grue, le léopard et le serpent, le Hung Gar compte quatre principales formes dont; Gung Ji Fook Fu Kuen (maîtriser le tigre), Fu Hok Seung Ying Kuen (la synthèse du tigre et de la grue), Sup Ying Kuen (poing des cinq animaux et des cinq éléments) et enfin Tid Sien Kien (le pont de fer).